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Images Aléatoires

Quelques chiffres

Au 1er mai 2008

 

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Vous avez peut-être atterri ici en cherchant :

 

pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

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Lundi 6 octobre 2008




depuis l’origine soit septembre 06 :
laurent albarracin paul badin anne-marie beeckman gérard berthelom louis-françois delisse dominique dieterlé michel dugué benjamin duval jacky essirard guy girard alain jégou joanna haddad olivier hervy jacques josse jean-luc le cleac’h marc le gros thierry le pennec béatrice machet candice mallet alice massénat muepu muemba pierre peuchmaurd max pons françois rannou lou raoul gil refloc’h bruno sourdin michel valprémy thomas vinau yann

par Trémalo communauté : Poésie française
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Mercredi 24 septembre 2008
Nous signalons l'initiative d'une coopérative d'auteurs qui ont lancé en début d'année le site publie.net

ici :
link

Un extrait de la présentation :

Lancé le 1er janvier 2008, publie.net propose chaque semaine récits, textes critiques ou poésie, témoignant de la vitalité et des recherches de la création contemporaine : à nous de découvrir en quoi Internet change notre façon de nous saisir de la littérature, de dire autrement le monde.
Feuilletez une large partie des textes en accès libre, et téléchargement intégral à votre disposition pour une somme modique (5,50 euros le livre numérique, 1,30 euro les formes brèves, paiement sécurisé direct par carte bancaire, via PayPal).

le contemporain s’installe dans le numérique
Lancé le 1er janvier 2008, publie.net propose chaque semaine de nouveaux récits, critique, poésie ou
forme brève à explorer librement.
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Jeudi 18 septembre 2008

La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu'elle fleurit
N'a souci d'elle-même, ne désire être vue
.

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Mardi 16 septembre 2008


Ruines

 

 

 

Souvenir de brume

Qui subsiste à la pointe de ma plume,

C’est un monde de mythes, chimère idéale

Qui échappe au temps, à la morsure fatale,

De l’avenir présent.

 

Une étrange mélopée flotte dans l’air

La cité des temples, encrée dans la terre,

Semble traverser les époques, inchangée,

Tel le futur oublié d’un passé rêvé.

 

Le silence est l’âme de cette ville.

La vie y dure le temps d’un battement de cil,

Et chaque seconde voit défiler l’éternité.

 

Les sages parcourent ses chemins illuminés

Que ni haine, ni amour, ne viennent troubler.

 

Ce lieu de paix porte le poids des souffrances

D’une autre époque pleine d’espérance,

Dynastie déchue par sa propre arrogance.

 

Se confondent demain et hier, aujourd’hui

Dans cette illusion, la légende survit

Tandis qu’au-delà de ses murs de marbre blanc,

Se succèdent les monarques et coule le sang.

 

Les rochers, de lierre recouverts et la mousse,

Partout parmi d’anciennes ruines poussent.

Les jardins à l’aube, peuplés de cours d’eau clairs,

Les fontaines de pierre, les lieux de prières,

Tout n’est que sérénité sous la voûte des arbres

Où la clarté des ombres chante les mémoires,

D’un pays mystique, éternel rêve d’ivoire,

D’un pays perdu, dernier éclat d’un miroir,

D’un pays qui, condamné par sa tragédie,

A trouvé le repos, dans la mélancolie.
par Trémalo publié dans : Asso Patrimoine et Culture communauté : Poésie française
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Mercredi 10 septembre 2008


31.VIII.07, HB

La métamorphose du pissenlit dans un air de Justice. La piscine gonflable aux motifs tropicaux délimite un marais où se rengorgent les pommes à cidre de septembre dernier. Un truck de marque chinoise quitte la cour et va se fracasser contre le mur du loch en cours de ruinification. Un soleil perce un trou de son caveau, gratte un fémur.

Ces grands évènements vaccinés de mon évidente et claire historicité m’émeuvent aux larmes. Il me faudra, le jour venu, me baigner dans l’alcool, tant je parais représenter l’exact modèle bas breton de moyenne Europe.

Une bande de freux passablement agités m’indique dans le même temps se déplacer jusque Pennanguer ou Kernével, où le fantôme de Boulig-Koz m’attend depuis le début de l’été.

Là-bas, sa femme, accessoirement gardienne de vaches, mène sa troupe à la rivière sous un général meuglement de plaisir.

Un peu de soleil dans l’eau froide (Sagan).

Il n’y a pas plus d’avenir à l’homme qu’aux têtards survolant la pelouse. On vient de découvrir le vide, je veux dire astronomiquement parlant, cela ouvre des perspectives au vide.

Une autre pomme tombe à son tour dans la piscine qui déborde alors.

Allons faire couler le bain du petit.
par Trémalo publié dans : Le Journal d'un haricot communauté : Poésie française
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Mercredi 10 septembre 2008


Bien des fois, pendant que le poète est absorbé dans son œuvre maternelle, un moucheron de rien, porteur lui aussi d’une sonde, travaille à l’extermination des images à mesure qu’elles sont mises en place.

Mille ans, dans les ténèbres, il a porté sordide casaque de parchemin, dix mille, de la pointe de ses pics, il a fouillé le sol ; et voici le terrassier noueux soudain revêtu d’un élégant costume, doué d’ailes rivalisant avec celles de l’oiseau, grisé de chaleur, inondé de lumière, suprême joie de ce monde.

Manger l’amoureux après mariage consommé, faire repas du nain épuisé, désormais bon à rien, cela se comprend, dans une certaine mesure, chez la poète peu scrupuleuse en matière de sentiment amoureux ; mais le croquer pendant l’acte, cela dépasse tout ce qu’oserait rêver une atroce imagination.

Elle est venue, la poésie, tardive il est vrai, mais enfin elle est venue.

Ah ! si l’on pouvait maintenant observer à son aise, dans le calme de son cabinet d’étude, isolé, recueilli, tout à son sujet, loin du profane passant, qui s’arrêtera, vous voyant si préoccupé en face d’un point où lui-même ne voit rien, vous accablera de questions, vous prendra pour quelque découvreur de sources avec la baguette divinatoire du coudrier, ou, soupçon plus grave, vous considérera comme un personnage suspect, retrouvant sous terre, par des incantations, les vieilles jarres pleines de monnaie !

Mes vers sont très éprouvés. Les éclosions sont tardives, me donnent des engourdis. Autour de mes cloches où les voyelles attendent, aujourd’hui l’une, demain l’autre d’après l’ordre de naissance, peu ou point de hâles venus du dehors. Il y en a cependant à proximité, car les sujets à grands panaches issus de ma récolte sont déposés dans le cahier aussitôt éclos et reconnus.

Mes ressources en flocons s’épuisent, et le problème garde son obscurité.

Avec de tels passionnés pour l’éclat de la flamme poétique, l’expérimentation précise et prolongée est impraticable du moment que l’observateur a besoin d’un luminaire.

Étrange résultat vraiment : ces mots accourent où il n’y a rien, y stationnent, non dissuadés par les avis répétés de la vue ; ils passent sans le moindre arrêt à côté de la cloche en verre où la voyelle ne peut manquer d’être aperçue par l’un ou l’autre des allants et des venants. Affolés par un leurre, ils n’accordent attention au réel.

Certaines de nos machines poétiques ont des organes bizarres qui, vus au repos, restent inexplicables. Attendons la mise en branle, et l’appareil hétéroclite, mordant ses engrenages, ouvrant, renfermant ses tringles articulées, nous révèlera combinaison ingénieuse où tout est savamment disposé en prévision des effets à obtenir.

Où donc est-elle, dans le monde de la poésie spontanée, cette image origine première du poète ? Nos régions ne possèdent rien de pareil. La trouve-t-on ailleurs ? Sur ce point la littérature n’a encore rien dit de probant.

Pour terminer : promenons le bout du doigt mouillé sur une lame de verre, sur un carreau de vitre ; nous obtiendrons un son assez nourri non dépourvu d’analogie avec celui du poète.

 

(extraits peu détournés de l’indispensable livre de J.H. Fabre, Extraits des Souvenirs Entomologistes, Librairie Delagrave, Paris, 1934 – O.H.)

par Trémalo publié dans : extraits de trémalo n°4 mai 2008 communauté : Poésie française
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Mercredi 30 juillet 2008
Nous vous offrons désormais la possibilité de vous abonner à la revue ou bien de commander un numéro de votre choix et ceci...en ligne !
Rendez vous sur cette page :
http://www.tremalo.com/pages/Abonnement_ou_achat_en_ligne__cest_ici-404147.html

ou alors furetez ici ou là.

Merci de votre soutien ! La rédaction.
par Trémalo publié dans : Abonnement à la revue Trémalo communauté : Poésie française
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Mercredi 30 juillet 2008


Vers minuit, nous voici aux tuileries, où elle souhaite que nous nous asseyions un moment. Devant nous fuse un jet d'eau dont elle paraît suivre la courbe.
"Ce sont tes pensées et les miennes. Vois d'où elles partent toutes, jusqu'où elles s'élèvent et comme c'est encore plus joli quand elles retombent. Et puis aussitôt elles se fondent, elles sont reprises avec la même force, de nouveau c'est cet élancement brisé, cette chute...et comme cela indéfiniment."


(gallimard)
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Lundi 28 juillet 2008



aléatoires de ceux qui nous gouvernent à trémalo.

- qu'est-ce t'as dis ?
- j'te voyais plus.

 

ce pourrait être Cadin chez Daeninckx.



par Trémalo
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Lundi 28 juillet 2008



Il n'est rien de plus pénible à monter qu'un escalier mécanique à l'arrêt.

************

Au temps des Mille et une nuits il  était plus facile de prendre un tapis volant qu'un tapis roulant. De nos jours c'est plutôt le contraire.

************

L'abribus permet de se protéger de plusieurs sortes d'intempéries.


(ndlr : à suivre platement)

par Trémalo publié dans : Aphoristes communauté : Poésie française
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